La chasse yéménite a mené vendredi vingt frappes contre les Houthis - combattants et matériels - dans le gouvernorat de Taïz, dans le sud-ouest du pays, a déclaré le porte-parole militaire du gouvernement yéménite exilé à Aden.
Cette opération intervient sur fond d'escalade militaire entre l’Arabie saoudite et les Houthis pro-iraniens, depuis qu’une trêve négociée par les Nations Unies a mis fin aux frappes transfrontalières en 2022.
Taïz, troisième ville du Yémen, est à un carrefour stratégique entre le Nord contrôlé par les Houthis et le Sud contrôlé par le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Forces gouvernementales et rebelles s'affrontent pour son contrôle. Les Houthis dominent le littoral yéménite de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb.
Les combats se sont généralisés dans toute la province de Taïz et les autorités ont ordonné la fermeture des routes y menant, les désignant comme zones d’opérations militaires, ont indiqué six sources militaires à Reuters.
La reprise du conflit a provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes et pourrait redessiner le paysage politique, avec des répercussions sur les voies maritimes de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb.
L’Arabie saoudite a rapporté jeudi que les Houthis avaient attaqué une station de distribution d’électricité dans la ville de Médine qui alimente la mosquée du Prophète.
Une source militaire houthiste, citée par l’agence de presse Saba, a démenti cette affirmation, deux semaines après que le gouvernement saoudien a accusé le mouvement d'avoir tenté de prendre pour cible La Mecque.
(Rédigé par Tala Ramadan et Mohammed Ghobari ; Version française Rihab Latrache, édité par Sophie Louet)

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